Semaine des As : Les demi-finales

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Place au dernier carré aujourd’hui avec deux confrontations intéressantes qui auront encore accouchées de matches à suspens.

Tout d’abord, c’est avec un Villeurbanne-Roanne que se sont ouvertes ces demis. Un match qui aux vues du tour précédent devait être une formalité pour Roanne. Oui mais voilà, Roanne court désespérément après une victoire à l’Astroballe depuis des lustres. Et puis l’ASVEL, qui doit sa présence en demis à un miracle, est une équipe à double visage. Et c’est finalement bien les hommes en vert qui ont imposé leur loi sur la base d’une défense de fer, qui constitue au moins le seul socle sûr sur lequel les hommes de Collet peuvent s’appuyer. Et puis Ali Traore et Eric Campbell ont livré un vrai combat à Nsonwu et Page. Et puis surtout, il y avait Rawle Marshall… enfin Rawle Marshall et les autres. Quand il évolue à ce niveau, le swingman américain est tout simplement un niveau au dessus de la proA. Ce playmaker qui a souvent fait office de meneur par défaut n’a cessé de shooter sur les têtes adverses avec un fort pourcentage de réussite sans oublier le collectif (20 pts, 8 rbs et 2 pds). En un mot, Marshall était inarrêtable et c’est l’ASVEL qui se qualifie pour s’offrir sa finale à la maison (82-73).

Dans le second match, on attendait forcément une affiche défensive avec deux des meilleurs formations dans l’exercice, Orléans et Vichy. Et dans ce domaine, on a été globalement servi avec un match rugueux. Mais cette rencontre est avant tout l’histoire de Zach Moss, sorti prématurément avant la mi-temps pour un choc au front qui lui vaudra le prix de l’oeuf de pigeon de l’année. Il y eut donc un avant et un après Zach Moss dans ce match. Un avant Zach Moss durant lequel Vichy a joué les yeux dans les yeux avec Orléans sur les épaules de son indispensable intérieur US (18 d’évaluation en 16 minutes) mais aussi grâce à l’insolence de Jérémy Leloup qui prouve définitivement qu’il est un très fort joueur en devenir (16 pts et 7 rbs). Et puis vint l’après Zach Moss où Vichy, déjà privé de Dounia Issa, s’est retrouvé sans aucun point de fixation avec le très tendre De Jong au pivot et l’ailier Leloup transformé en intérieur pour l’occasion. Bref, les joueurs de l’Allier se sont accrochés mais sans Moss ni Issa à l’intérieur, c’en était trop. Tentant donc le coup du « tout shoot », les Vichyssois ont fini par céder sous le collectif orléannais emmené par un impressionnant Justin Doellman (24 d’éval). Le polyvalent ailier fort américain, certainement le joueur le plus sous-estimé de proA, ne paye pas de mine mais il a du talent plein les mains et un vrai sens du jeu. La puissance de feu orléannaise a donc eu raison de la volonté des troupes de Jean-Louis Borg (82-67) pour offrir une finale ASVEL-Orléans.

Une finale qui rassemble certainement la meilleure équipe actuelle de proA (Orléans) à l’une des plus imprévisible (l’ASVEL) qui peut aussi bien proposer de la bouillie de basket tout comme elle peut flamber et pourrait offrir à son public son premier trophée des As. Un belle finale en perspective…

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