Semaine des As : L’ASVEL fait sauter la banque !

L'ASVEL remporte sa 1ère semaine des As

L'ASVEL remporte sa 1ère semaine des As

Le hold-up est parfait. Mené toute la rencontre par des Orléannais sûr de leur fait et de leur défense, les joueurs du Rhône, à force de courage, ont arraché la victoire sur un panier à trois points d’Eric Campbell à une dizaine de seconde du terme (70-69). Un peu à l’image de Dijon en 2004, l’ASVEL a signé un authentique miracle en emportant de manière improbable son quart et sa finale.

Ce match est bourré de clins d’œil, à commencer par la première victoire de Villeubanne au As, déjà un exploit. De plus, le club du président Moretton devient avec ce succès le seul vainqueur des As ne faisant pas partie des qualifiés sur le plan sportif. En effet, les hommes en vert, à la dérive en championnat, ne doivent leur participation qu’à leur qualité d’organisateur. Forcément dérangeant quelque part car on ne peut s’empêcher de penser que l’ASVEL ne méritait pas d’être là, si l’on s’en tient aux purs critères sportifs.

Mais trêve de mise en cause, Villeurbanne a su épingler ce trophée à son palmarès grâce à une abnégation qui doit devenir sa marque de fabrique. Derrière un Lukauskis à tout faire, les Asvéliens se sont accrochés tout le match pour ne pas décrocher justement. Devant leur public, les hommes de Collet ont développé en seconde période une intensité défensive rare où Dewar et Samnick ont fait don de leur corps. De l’autre côté du terrain, Mindaugas Lukauskis s’est chargé de transformer en points cette efficacité défensive. Chaud chaud show à trois points, le Pippen Balte justifie enfin son statut de « recrue estampillée Euroleague » (18 pts). Et puis Rawle Marshall, avec le ballon de la gagne entre les mains, a eu l’intelligence de transmettre le cuir à Eric Campbell quand il s’est senti traqué, pour le résultat que l’on connaît.

En face, Orléans doit commencer à se sentir maudit avec une troisième finale perdue. Alors que les joueurs de l’intransigeant Philippe Hervé (auteur d’une colère mémorable envers ses ouailles) proposaient probablement le jeu le plus sûr et le plus abouti des huit clubs en présence, ils se retrouvent une fois encore le bec dans l’eau. Pourtant cette fois, ils étaient clairement devant avec un Sciarra de gala à la distribution (13 pds). Mais la gestion de fin de match n’a pas été à la hauteur face à des Villeurbannais en transe devant leur public, avec notamment plusieurs erreurs du jeune Moerman, volontaire mais terriblement maladroit sur une fin de match d’une telle intensité nerveuse (2 LF manqués, une passe lobée au 8e rang des tribunes et la claquette dunkée sur le gong… contrée par le cercle).

Au final, cette édition 2010 se referme avec le même succès que les précédentes. Vincent Collet a certainement validé sa place sur le banc villeurbannais en redonnant à ses troupes un esprit guerrier et Orléans s’en retourne bredouille avec l’étiquette de perdant magnifique.

Chapeau messieurs pour tous ces matches à suspens et vivement l’année prochaine !

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