Erving Walker : le bandit Tex-Mex

L’engagement d’Erving Walker à la JDA ressemble a une sacré bonne affaire. Le meilleur passeur de l’histoire de la fac de Florida (la même qui a vu passer les stars NBA Joakim Noah, Al Horford ou encore Bradley Beal) a du talent plein les mains. Mais il a aussi acquis une petite célébrité pour une toute autre raison.

tacos 150Surnommé « Big Shot Erv » pour sa capacité à rentrer les gros shoots qui comptent, le micro-meneur a trouvé le moyen de s’illustrer d’une manière pas banale.

Je m’en vais revêtir mon plus beau costume de Pierre Bellemare et vous conter une histoire des plus sordides.

Frissonez petites gens !

Nous sommes le vendredi 31 mars 2012 et il est une heure du matin quand la folle course poursuite d’Erving Walker avec la police se termine dans les rues de Gainesville, Floride.
D’abord pousuivi par un dénommé James Perez, c’est ensuite à grand renfort de voitures de police que la fuite délibérée d’Erving a pris fin.

Mais qu’a donc fait le petit meneur pour mériter un pareil traitement ? A-t-il braqué une banque ? Assassiné un homme politique ? Dépecé une petit vieille ?

Non, Erving Walker en réalité a commis l’horrible crime de commander un tacos à 3$… et de s’enfuir en courant sans payer.
Et James Perez n’est autre que le vendeur du stand de tacos « The Tacos Locos » qui a décidé de se lancer à sa poursuite, dans Main Street et autres West University Avenue, ameutant la police de Gainesville pour l’épauler dans sa soif de justice.

La soirée de la loose !

Dans sa course effrénée, Erving Walker va pourtant tout perdre ! A proximité du bar Loosey’s au coin de Southwest First Avenue et Southwest Second Street, Erving va trébucher à terre et faire tomber son précieux tacos à la saucisse !

Il lance alors à James Perez qui le rattrape un acerbe « Ne t’approche pas de moi, mec ! » ce à quoi le vendeur de tacos lui rétorque un non moins cinglant « Je ne m’approche pas de toi, je vais juste chercher un flic et tu vas aller en taule ! ».

Bon ok, même dans cette Amérique toujours prête à juger plus sévèrement un noir, James Pérez s’est un peu emballé. De la prison pour un tacos à 3$, c’est cher payé !

Arrêté par la police après plusieurs refus d’obtempérer, Walker se contentera de déclarer laconiquement : « Je m’amusais juste dans le coin ».

Finalement ce bon Erving va tout de même raquer cher son sprint à la sauce Tex-Mex puisqu’il sera condamné quelques jours plus tard à 301$ d’amende pour menus larcins et résistance à officier.

De son côté, James Perez, le vendeur avouera plus tard ne pas avoir reconnu Erving Walker, la star locale, déclarant : « Je ne regarde pas le sport. Pour moi, c’était juste un gars qui a volé et qui courrait très vite ».

Ne pas se faire reconnaitre dans la rue alors qu’on est une star du coin, se faire condamner à 301$ d’amende pour un larcin à 3$ et ne même pas avoir eu le temps de savourer le tacos en question qui s’est lamentablement explosé au sol, Erving Walker a définitivement réinventé le concept de la mauvaise soirée… le genre de jour où on aurait mieux fait de ne pas se lever.

Mais « Big Shot Erv » n’a peut-être pas tout perdu. Il a gagné un nouveau surnom inventé par mes soins : « Tacos » Walker !

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Une réponse à to “Erving Walker : le bandit Tex-Mex”

  • Maax:

    Ha ha, merci pour cette savoureuse anecdote, qui nous permet de mieux connaître notre futur joueur 😉
    Impatient de constater sa vitesse sur le terrain.

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