Ego, mensonges et faux-semblants, la nouvelle fiction (ratée) de la JDA

D’une équipe excitante, qui puisait sa réussite dans un collectif sans failles où chaque joueur se mettait entièrement au service de ses coéquipiers, la JDA s’est transformée en une pale copie d’elle même. Impossible, ce n’est plus la même équipe. Comment une telle métamorphose peut-elle se produire?

Il flotte comme un parfum familier en ce moment à Dijon. Celui d’une mauvaise fiction signée M6 ou TF1, qui passe en boucle le lundi à 15h… Entre guerres d’ego, tensions palpables, interférences et trahisons, on se croirait plongé au coeur d’un feuilleton discount.

Un seul être vous manque…

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Ferdinand Prenom manque cruellement à la JDA…

Tôt dans la saison, nombreux étaient ceux qui présageaient une cassure en cas de blessure d’un des cadres le l’effectif. La situation financière était connue de tous et tout le monde espérait échapper de nouveau à une blessure longue durée. Mais cette saison, la JDA a tiré le gros lot. Avec la blessure de Ferdinand Prenom (ligaments croisés) pour la saison, l’effectif dijonnais s’est trouvé complètement déséquilibré avec un secteur intérieur ruiné.

Alors qu’il s’imposait de jour en jour comme l’un des cadres indiscutables de l’équipe, le jeune pivot français s’est vu stoppé net dans son élan. Les ennuis ne faisaient alors que commencer. Avec un marché des JFL hors de prix, notamment pour le poste 5, trouver un remplaçant à Ferdi qui puisse rendre les services attendus semblait bien difficile. Et face à cette situation frustrante, Jean Louis Borg fulminait dans la presse l’état des comptes dijonnais, réactivant ainsi les rumeurs de départ. Mauvaise idée.

 

Le Rita gate

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Le talent de Steven Gray est incroyable. Malheureusement, la bêtise de sa femme semble l’être aussi…

Au même moment, une jeune mère de famille vivant entièrement à travers son mari basketteur venait ajouter son grain de sel. Vous l’aurez reconnue, nous parlons bien ici de notre Rita nationale! La femme du formidable arrière dijonnais Steven Gray profitait d’une rencontre anodine où le tacticien dijonnais laissait son mari sur le banc quelques minutes au profit d’un Kevin Joss-Rauze inspiré, pour s’inspirer d’une certaine Valérie T. Et c’est d’une série de tweets insultants à l’égard de la doublure de son mari, du coach dijonnais mais aussi des supporters du Palais des Sports (On ne perd pas de temps chez les Gray, le maître mot est « efficacité »), qu’elle a tout d’abord semé la discorde.

Dans une société moderne comme la nôtre, l’importance des réseaux sociaux n’est plus à présenter. Aussi, la répercussion de ces déclarations assassines a été importante dans l’enceinte même du club dijonnais. Au sein d’une JDA qui marchait pourtant encore à l’endroit, les propos de Rita ont créé une première fissure dans le collectif dijonnais. Monsieur Gray s’est bien entendu empressé d’éteindre l’incendie provoqué par sa femme mais le mal semblait fait. Plus récemment, c’est avec des supporters qu’elle a récidivé, déclarant à qui voulait la lire, que son mari était bien décidé à quitter la Bourgogne l’an prochain et qu’en attendant, il encaissait ses chèques et se foutait bien de ce qu’on pensait de lui.

 

Le cas Joseph

La greffe n'a jamais pris malheureusement... Pourtant, le talent est bien présent...

La greffe n’a jamais pris malheureusement… Pourtant, le talent est bien présent…

Kris Joseph, arrivé cet été en provenance du voisin chalonnais, a été la grande déception de cette saison côté dijonnais. Ailier polyvalent et talentueux, véritable couteau suisse, le canadien n’a jamais convaincu Borg et a rapidement vu son temps de jeu chuter. Jusqu’au point de rupture. Dès les premières semaines de compétition, Kris demandait son départ. Les dirigeants n’ayant pas les moyens et aucune équipe ne semblant correspondre au schéma de carrière du joueur, aucune solution ne fut trouvée. La suite de la saison promettait d’être longue pour l’ailier dijonnais, deuxième plus gros contrat de l’équipe.

Depuis, le coach dijonnais n’a eu de cesse de brider son joueur. Plus récemment, il est même allé jusqu’à déclarer dans la presse que Kris Joseph n’apportait rien à l’équipe. Cette situation frustrante pour le canadien est certainement venue entacher la bonne entente de l’équipe et les relations entre les joueurs et le coach, surtout quand on sait à quel point Erving Walker et lui sont proches… Désormais, du fait de l’arrivée de Kervin Bristol en remplacement de Prenom, Joseph passe les matchs en civil. L’effectif souffre désormais sur les extérieurs…

 

Bye Jean Louis

Résigné, désabusé, Borg n'a plus l'envie...

Résigné, désabusé, Borg n’a plus l’envie…

Mais le point culminant de la crise dans laquelle s’est plongée la JDA en 2015 a été les déclarations de Borg. Le tacticien dijonnais a clamé dans les médias son envie de coacher une équipe avec les moyens. Le doute n’est plus permit, Jean Louis Borg ne se voit plus à Dijon. Certes, il n’est pas rare de voir telle situation. Mais l’éthique voudrait que l’on ne fasse pas ce genre de scènes à la mi-saison. Comment peut-on croire que cela n’aura pas d’impact sur les performances de ses joueurs? Jean Louis Borg est loin d’être un imbécile, il nous l’a prouvé à maintes reprises, alors on s’interroge forcément sur la signification exacte de ses paroles.

La guerre est désormais ouverte entre Michel Renault et son entraîneur. À l’heure où la JDA reste sur 8 défaites consécutives, la situation rend le contexte encore plus délicat. Certes, le désir de Borg est légitime. Lui qui n’a eu de cesse de créer des exploits avec des budgets ridicules n’est certainement pas à blâmer de vouloir se tester dans une grosse écurie. Personne ne remet en doute les qualités du coach de la Cité des Ducs. Il a d’ailleurs offert à la JDA 4 saisons exceptionnelles que les supporters ne sont pas prêts d’oublier. Mais cette cinquième saison risque de venir faire tâche dans le souvenir que gardera de lui le public dijonnais.

 

Et la suite?

Erving Walker se bat toujours pour pousser ses coéquipiers dans le bon sens.

Erving Walker se bat toujours pour pousser ses coéquipiers dans le bon sens.

Désormais, la JDA semble mal embarquée pour la suite de la compétition. Entre les joueurs qui soignent leurs statistiques et refusent de s’impliquer dans le collectif, les tensions internes, les éléments extérieurs et la démobilisation de certains, il est difficile d’apercevoir une éclaircie à l’horizon…

Jean Louis Borg ne semble plus avoir d’emprise sur ses joueurs. Sa relation avec son capitaine Zach Moss, fidèle parmi les fidèles, semble d’ailleurs ne plus être au beau fixe. C’est dire si l’ambiance au sein du club semble être particulièrement mitigée en ce moment. Que nous réserve la suite de la saison? Un enchaînement de défaites et de désillusions? Ou un réveil rapide et une opportunité de conclure comme il se doit la période Borg, qui mérite tout de même bien ça.

Et la saison prochaine? Avec le départ annoncé de son entraîneur, la JDA risque bien de se retrouver orpheline. Quels joueurs garder? Lesquels voudront bien rester? Quel projet mettre en place pour gérer une période qui sera forcément délicate? Car le départ de Borg va laisser un grand vide. Lui qui a marqué de son aura et de son talent le club dijonnais, occupe une place tellement importante qu’il faut mettre en place dès maintenant un projet concret pour la suite.

Les temps sont durs mais les dijonnais ont connu pire. Aussi, rester soudés derrière les couleurs de notre club de coeur semble inéluctable. L’avenir nous appartient, encore faut-il savoir qu’en faire…

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Une réponse à to “Ego, mensonges et faux-semblants, la nouvelle fiction (ratée) de la JDA”

  • goisque:

    merci de bien vouloir créditer les photos que vous récupérez sur mon site ou sur dijon-sport news pour vos articles (cela me parait être la moindre des choses !!)

    ©Nicolas GOISQUE/NikoPhot

    sportivement

    Nicolas GOISQUE

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