ProA, nous revoilà !

La JDA en ProA

A la faveur de la qualification de Nanterre pour la finale à Bercy, mais surtout du brillant parcours dijonnais sur la phase retour, la JDA est donc de retour à sa place en proA. En attendant l’épilogue de cette incroyable saison au POPB, la Jeanne a d’ores et déjà réussi son opération « rédemption ».

Dans une mission aussi pénible qu’aléatoire, où beaucoup s’enlisent à retrouver leur niveau d’antan, la JDA a fait preuve d’une étonnante sérénité et d’une puissance rassurante pour remonter dans l’année et faire oublier le malencontreux dérapage de l’an dernier.

L’occasion donc pour notre club de retrouver sa place parmi l’élite où il figurait il y a peu comme l’un des plus gros budgets. Mais en venant du bas, la place sera difficile à reconquérir dans une proA de plus en plus dense, où l’écart entre le dernier qualifié en playoffs et le premier relégable n’a jamais été aussi faible que cette année. Une mission difficile mais la JDA a montré cette année qu’elle savait en relever.

Un réussite collective

Cette réussite est d’abord à mettre au crédit des joueurs, à commencer par le capitaine de route, David Melody. Pour faire une analogie avec le fameuse expression anglo-saxonne « the place to be », Melody s’impose définitivement comme « the man to have » pour qui veut monter en proA.

Mais un capitaine n’est rien s’il n’est pas entouré de soldats valables. Et de ce point de vue, « Melo » (comme j’ai pu le lire sur le forum… à ne pas confondre avec Carmelo « Melo » Anthony) a dû se sentir en sécurité avant de partir au front. Avec Jérémy « j’assume le rôle d’un US… même pas peur » Leloup, Erick « j’ai les coui**** de revenir après un premier passage foireux » Craven, Erroyl « le basket se joue avant tout avec les coudes… même pour shooter mes lancers-francs » Bing et Samba « je me suis souvenu qu’au mois de mars qu’on m’avait signé pour être un joueur majeur » Dia, la JDA partait armée jusqu’aux dents.

L’arrivée du « meilleur joueur de la planète », alias Zach Moss aura définitivement permis de franchir ce petit pas supplémentaire pour faire du club dijonnais un adversaire indomptable.

Bien sûr nous n’oublions pas tous les autres acteurs de cette magnifique montée, Mendy, Monclar, Aboudou, Christophe, Prenom et Tornato, qui mériteraient chacun le prix Bernard Diomède pour l’incroyable qualité de leur cirage de banc ! Bien sûr, il s’agit ici d’une boutade. Ils auront apporté chacun sur le terrain (un peu) et à l’entraînement (beaucoup) où leur talent encore brut a certainement largement contribué à maintenir une réelle intensité dans les exigentes séances d’entraînement de Jean-Louis Borg.

« Ze » coach of proB et un président à sa place !

Borg, justement parlons en. Celui qui va probablement devenir le coach le plus convoité de France dès lors qu’il s’agira de remonter de proB à proA a encore réussi son coup. A force, c’est même plus drôle ! On connaît à chaque fois le scénario d’avance. Bref, droit dans ses bottes, même au plus fort de la crise, il a conforté son incroyable capacité à faire défendre une équipe, prouvé une nouvelle fois son sang-froid sur les matches couperets de playoffs et faire taire tous les détracteurs qui laissaient entendre qu’il avait sous-estimé le niveau de la proB… lui qui y a passé tant de temps avec tant de réussite.

Enfin, je ne résiste pas au plaisir de féliciter Michel Renault qui a pour une fois eu l’étoffe d’un vrai président. Je l’ai assez critiqué par le passé pour ses prises de positions caricaturales et hors de propos et m’en suis servi tellement de fois de cible (faut dire qu’il n’y mettait vraiment pas du sien pour arranger son cas), que toute honnêteté intellectuelle m’oblige aujourd’hui a reconnaître son rôle dans cette accession. Et justement, son rôle c’est d’être le moins présent possible sur le plan sportif. A l’instar d’un Mark Cuban en NBA, propriétaire des Dallas Mavericks, qui voit son équipe réaliser son meilleur parcours l’année même où il décide d’arrêter de faire le guignol, Michel Renault s’est tenu loin de la presse, s’est abstenu de toute déclaration tapageuse (même en temps de crise et ça c’est fort) et nous a épargné ses passionnantes analyses basketballisitiques dignes de discussions post match de départementale le dimanche matin à la sortie de la douche, quand on a déjà largement attaqué le saucisson et la bouteille de sky !

Sans vouloir tirer de plans sur la comète, je ne peux m’empêcher de croire qu’on ne serait jamais descendu en proB s’il avait adopté cette attitude sobre depuis des années. Après avoir consommé (ou consumé) bon nombre de coaches qui valaient sans doute bien mieux que ce qu’ils ont montré chez nous, il a fini par humilier publiquement et à plusieurs reprises Randoald Dessarzin qui, sans relancer le débat sur la qualité de son coaching, aurait peut-être pu travailler plus sereinement avec (qui sait) d’autres résultats s’il s’était senti un peu plus soutenu.

La conclusion de ce billet pour Olivier Meunier qui, s’il apprend certainement encore le métier, a eu le grand mérite de ramener de la sérénité dans ce club et de la mesure. Et rien que pour ça, cette saison nous a fait le plus grand bien.

Allez, une petite bannière maintenant pour terminer tout ça en beauté ?

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