Le terrible aveu d’impuissance

Jean-Louis Borg coach de la jda

Jean-Louis Borg va t'il trouver les solutions?

Eh bien, voilà ce qu’on appelle un sacré revirement de situation !

Partie sur des bases de feu avec 6 victoires d’affilée en début de saison et des statistiques défensives à faire baver d’envie les meilleurs coaches de la planète, la JDA reste depuis sur un bilan de 3 victoire pour 7 défaites, en attendant le match de ce soir contre Nanterre qui risque fort de porter le bilan bourguignon à 8 défaites.

Les bases défensives ne sont plus là. L’alchimie collective non plus. La volonté est elle aussi en question pour ce groupe peut-être un peu trop gentil. Alors on sort l’arme fatale, le recrutement qui va tuer tous nos adversaires, le joueur ultime qui va nous faire monter parce qu’on a le plus gros budget de la division et qu’on le vaut bien. Bref, le mastard (de Dijon) qui va bander ses muscles, montrer ses crocs pour signifier à tous ceux qui pensaient pouvoir marcher sur Dijon qu’ils avaient bien torts. Arrive donc… Curtis Sumpter. Hein ??!! N’y a-t-il pas une erreur là ? Il doit s’agir d’un homonyme, de son frère Curtis II Sumpter, celui qui pèse 120 kg et qui tourne à 18 pts et 12 rbs dans les meilleurs championnats européens ! Ah ben non… c’est bien celui qu’on connaît, le seul et l’unique Curtis Sumpter. Son frère imaginaire n’était qu’un mirage.

Le recrutement qui (nous) tue

Recruter Sumpter s’apparente à coller une rustine sur un pneu de Formule 1. A première vue, on n’est pas rassuré sur l’efficacité suposée du rafistolage. Sumpter sera finalement notre énième poste 4 shooteur dans un effectif qui n’en manque déjà pas. Certes peut-être plus talentueux que ses camarades de poste, ce garçon n’en reste pas moins une énigme. Agaceur de premier ordre pour ses derniers coaches, Sumpter s’était fait longuement démolir par notre ami Jean-Denys Choulet (coach de Roanne) pour son manque d’implication général et sa relative nonchalance. L’ailier américain a même touché le fond cette année en revenant pourtant au bercail vichyssois mais traversant ses matches tel un fantôme.

Sumpter pourra-t-il retrouver son impact de sa première année sous les ordres de Borg ? Quoiqu’un peu surestimée, sa première année en proA reste sa référence avec pourtant des statistiques pas si emballantes que cela (10 pts et 4 rbs en moyenne). Mais sur la foi d’une saison collective remarquable sous les ordres de Borg, Sumpter avait été élevé au rang de joueur de talent.

Mais à l’heure où nos concurrents recrutent fort, cette arrivée sonne comme un semi-aveu d’impuissance de la part du staff dijonnais. On attendait un cador, on a un joueur de complément qui espérons le saura apporter le petit plus qui permettra de retrouver l’alchimie collective du début de saison.

En recréant une cellule d’ex-vichyssois, Jean-Louis Borg cherche certainement à se rassurer et à jouer sur des valeurs sûres, dont il connaît l’implication. Au moins, avec Sumpter, le club dijonnais sait qu’il ne récupère pas un bouffeur de ballons égocentrique. Mais n’était-ce pas ce qu’il fallait à cette équipe en manque de leader ? Un bon gros pétard ambulant, très talentueux, certes borderline mais capable d’apporter ce grain de folie qui manque cruellement à cette équipe. Borg avait su le faire à Vichy en amenant l’imprévisible et génial Kareem Reid à la baguette d’un groupe trop académique au départ. Il a choisi aujourd’hui un chemin différent pour la Jeanne, peut-être de gré mais plus certainement contraint par des finances limitées.

La JDA vient de tirer probablement sa dernière cartouche. Comme le dit le dicton, ça passe ou ça casse…

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