Le corps au Palais, l’esprit ailleurs…

Ils auront toujours le doigt levé au ciel

Ils auront toujours le doigt levé au ciel

Que retiendra-t-on de ce match face à Cholet ? Pas grand chose a priori de ce qui s’est passé sur le parquet, tant il n’y eu rien de savoureux (défaite 71-78).
On retiendra surtout…

On retiendra surtout les yeux rougis des joueurs et des spectateurs présents au Palais dans cette atmosphère si particulière, de celles qui vous mettent mal à l’aise, qui vous tirent les larmes des yeux, mais surtout qui vous réunissent pour partager tous ensemble un moment tragique et forcément rassembleur. C’est bien connu, la disparition d’un membre de la famille resserre les liens entre les autres membres. Et hier soir, le Palais des Sports était une grande famille…

On retiendra également l’interview d’avant-match de Randoald Dessarzin, certainement l’une des plus courtes jamais enrégistrées. « Il faut aller de l’avant ». Le discours n’était que de façade, robotisé, comme un message pré-enregistré et destiné à être recraché au moment opportun pour ne pas craquer face à la caméra. Mais le regard vide et les trémolos dans la voix du coach dijonnais trahissaient son désarroi devant le drame qui a touché son équipe. Un entraîneur tente toujours de prévoir toutes les situations auxquelles pourraient être confrontés ses joueurs. Mais comment anticiper ce genre d’événements ? Et comment les gérer quand le coach lui-même semble le plus meurtri d’entre tous, touché dans sa chair… David Cozette l’a bien senti et n’a pas insisté…

On retiendra aussi la dignité de nos joueurs qui ont essayé… qui ont tenté… qui ont voulu faire honneur à Jonathan. Mais personne n’est dupe, si les athlètes étaient présents, les esprits n’y étaient pas. On aurait tant voulu qu’ils le fassent, par la révolte, pour mettre une raclée à cette foutue injustice, une raclée à la mesure de ce qu’elle vient de nous infliger ! Mais on en attendait trop… Comment leur en vouloir, nous qui ne pouvons imaginer la semaine qu’ils viennent de vivre ? On parle souvent de mercenaires dans notre sport. Hier soir, on a vu que les mercenaires étaient tout de même des hommes qui ont créé des liens, qui ont un cœur désormais déchiré, et qui doivent aujourd’hui recoller les morceaux pour parvenir à repartir de l’avant, reprendre du plaisir et de l’innocence à jouer.

Personnellement, je retiendrai enfin l’indécence de la plupart des médias nationaux qui ont produit des résumés du match comme s’il s’agissait d’un match normal. Nulle évocation de l’émotion ambiante. Nulle mention du contexte particulier qui a forcément pipé les dés pour la JDA. Pour ces fameux médias, Cholet est plus fort que Dijon point barre. Dijon a encore perdu à domicile, re-point barre. Dijon a encore failli collectivement, re-re-point barre. Mais – doivent-ils se dire – quelle mouche a donc bien pu piquer cette équipe de la JDA, capable de gagner à l’ASVEL et à Toulon mais incapable de gagner à domicile ???
Etaient-ils au moins au courant ces pseudo-journalistes ? Savent-ils que les Dessarzin, Marshall, M’Baye, Bradley, et autre Krupalija viennent de perdre un frère, un amis, un coéquipier, peut-être un fils pour certains ? C’est à se demander à la lecture de certains commentaires…

En tout cas, nous, nous savons. Nous savons que Jonathan n’est plus là et que cette saison ne sera jamais ce qu’elle promettait d’être…

Massive dEUS… à la fois triste, fier et en colère…

Ressource vidéo le Bien Public:

Portfolio:

Hommage sobre demandé par la famille de Jonathan

Hommage sobre demandé par la famille de Jonathan

Des supporters très émus

Des supporters très émus

Ses potes

Ses potes

Même si Bradford a été des plus actifs la tête était ailleurs

Même si Bradford a été des plus actifs la tête était ailleurs

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